Lot 9 — Éducation, Formation, Emploi
De l'école à l'emploi,
sans frais et sans détour.
De trois ans au baccalauréat, aucune famille ne paie quoi que ce soit. Personne n'est formé vers un métier qui n'embauche pas.
Cette page est une offre de référence. Sur la page d'accueil, un électeur a écrit ce qu'il attend d'un candidat en matière d'éducation, de formation et d'emploi. Il montre ici qu'un citoyen seul, sans administration ni cabinet, peut atteindre le niveau qu'il exige des autres.
Ce n'est donc pas un programme, et ce n'est pas une exigence : c'est une démonstration. Toute proposition atteignant le même résultat par un autre moyen est recevable. Toute proposition l'atteignant mieux l'emporte.
Le périmètre — de trois ans au baccalauréat
L'État et les collectivités prennent tout en charge jusqu'à seize ans. Puis ils accompagnent jusqu'au bac ou au bac professionnel.
La gratuité totale décrite en partie 2 couvre la scolarité obligatoire et se prolonge au lycée général, technologique ou professionnel, jusqu'au diplôme.
L'enseignement supérieur n'entre pas dans ce lot
Frais d'inscription universitaires, bourses et réseau des œuvres universitaires restent en l'état. Le périmètre de ce dossier s'arrête au baccalauréat.
La gratuité totale
Zéro frais pour les familles. Le même financement par élève, public comme privé.
| Poste | Prise en charge | Modalité |
|---|---|---|
| Cantine — primaire et collège | 100 % | Forfait au primaire, plafond au collège |
| Cantine — lycée avant 16 ans | 100 % | Plafonnée |
| Cantine — lycée à partir de 16 ans | 50 % | Le reste modulable par l'établissement |
| Cantine — crèche et maternelle | 100 % si les parents travaillent | Modulée aux revenus sinon |
| Fournitures | 100 % | Commande groupée nationale |
| Manuels scolaires | 100 % | Rédigés et fournis par l'Éducation nationale |
| Transport scolaire | 100 % | Les Régions organisent, l'État finance |
| Sorties scolaires | 100 % | Enveloppe forfaitaire par classe |
| Privé sous contrat | 0 € pour les familles | Frais de scolarité interdits |
Le financement par élève
Chaque établissement, public ou privé sous contrat, reçoit le même montant par élève. Le privé sous contrat ne peut plus facturer de frais de scolarité.
La différence entre public et privé devient une différence de gestion, pas une différence d'accès.
La cantine, premier levier d'achat local
Les mairies gèrent les cantines du public, de la crèche au lycée. 60 % de l'approvisionnement en circuits courts est obligatoire, par les plateformes logistiques décrites au lot 1.
Un milliard de repas par an constitue le premier marché public alimentaire du pays. Il finance directement les producteurs du département.
Programmes nationaux, méthodes libres
L'État fixe le niveau. L'équipe choisit comment y arriver.
| Responsabilité | Acteur | Portée |
|---|---|---|
| Socle et niveau national | Éducation nationale | Manuels nationaux, attendus de fin de cycle, épreuves nationales |
| Méthode pédagogique | Directeur et équipe enseignante | Liberté totale — Montessori, Freinet, classique, hybride |
| Règles républicaines | État, contrôle régional | Anti-séparatisme, absence de maltraitance. Deux règles, pas davantage. |
| Locaux maternelle et primaire | Mairie | Construction, entretien, cantine |
| Locaux collège et lycée | Région | Construction, entretien, cantine |
| Budget de l'établissement | Directeur | Gestion de la dotation par élève |
La liberté de méthode se paie en transparence de résultat
La publication est obligatoire : taux de réussite aux épreuves nationales, nombre d'élèves par classe. L'établissement enseigne comme il l'entend, du moment que les élèves atteignent le niveau.
Les conditions matérielles
Taille des classes
Plafond de 25 élèves en classe standard, 20 en éducation prioritaire. Les moyennes actuelles sont de 22 au primaire et 26 au collège, contre 19 et 21 dans l'OCDE.
Handicap
Subvention additionnelle par enfant accueilli : accompagnant, matériel, aménagements. L'inclusion est financée, pas seulement proclamée.
Numérique, du CM1 à la terminale
Frappe clavier, sécurité en ligne, démarches administratives, esprit critique face aux contenus générés. Tablettes au primaire, un ordinateur par élève au collège et au lycée. Les salles servent hors temps scolaire à la formation des adultes.
Rénovation du bâti
Sur quinze ans : toitures, chauffage, sanitaires, accessibilité, isolation. Financement État 80 %, collectivité 20 %. Instruction plafonnée à six mois.
Les enseignants et les agents publics
Deux statuts au choix, mêmes salaires, mêmes conditions. Et trois mesures qui valent pour l'ensemble de la fonction publique.
| Statut fixe | Statut mobile | |
|---|---|---|
| Employeur | Le directeur recrute directement | L'Éducation nationale gère et affecte |
| Mobilité | Résidence fixe, stabilité garantie | Une mutation par an au maximum, avec prime de mobilité |
| Passerelle | Peut devenir mobile sur décision personnelle | Peut devenir fixe après cinq ans d'engagement |
Formation continue obligatoire dans les deux cas : pédagogie, numérique, premiers secours, accueil du handicap.
Trois mesures pour la fonction publique
L'aide à la mutation volontaire
Un agent qui accepte une affectation là où le besoin est reconnu reçoit une prime d'installation, une prise en charge de loyer les premiers mois et le remboursement du déménagement. L'État avance les frais.
La prime de service difficile
Pour les enseignants en éducation prioritaire, les soignants de nuit et d'urgence, les policiers et gendarmes affectés en secteur difficile. Le montant est fixé par décret et révisé périodiquement.
La place en crèche
Un quota de places prioritaires est réservé aux agents publics, avec inscription garantie avant trois ans. Les grandes structures — hôpitaux, gros établissements scolaires — peuvent ouvrir une crèche sur site.
C'est la mesure la plus concrète pour un agent muté loin de chez lui : elle rend l'affectation praticable pour un parent.
L'orientation vers les métiers réels
Informer, pas orienter. L'école donne la carte, l'élève choisit la route.
Un élève de quatrième qui ignore que le bâtiment emploie 1,6 million de personnes et cherche des maçons n'a pas les informations pour choisir librement. Les métiers en tension sont présentés avec la même dignité que les professions libérales.
| Niveau | Contenu | Partenaires |
|---|---|---|
| CM1 – CM2 | Découverte des métiers : visites d'entreprises, témoignages, premiers repères | Mairies, chambres de métiers, entreprises locales |
| 6e – 5e | Cartographie des cinq filières — bâtiment, industrie, soins, numérique, services — avec données d'emploi réelles, salaires et débouchés | France Travail, branches, AFPA, SDIS, hôpitaux |
| 4e – 3e | Stage obligatoire élargi à deux semaines. Secteurs en tension prioritaires, mais l'élève choisit. | Entreprises de tout secteur, établissements de santé, artisans |
| Lycée professionnel | Formations construites avec les employeurs qui embauchent | Branches, GRETA, AFPA, France Travail |
| Terminale | Présentation équilibrée des études longues, courtes et de l'apprentissage, sans hiérarchie implicite | CFA, IUT, BTS, universités, grandes écoles |
Les autres lots créent les emplois vers lesquels l'école oriente
La santé crée un besoin structurel de soignants. Le logement, un besoin massif de professionnels de la rénovation. L'agriculture, des emplois logistiques locaux.
L'école qui montre ces filières oriente vers des postes qui existent.
La formation massive
300 000 personnes par an, vers les seuls secteurs en tension, avec les partenaires qui embauchent à la sortie.
| Filière | Effectif annuel | Partenaires | Durée |
|---|---|---|---|
| Bâtiment et travaux publics | 130 000 | AFPA, GRETA, lycées professionnels, branches | 6 – 18 mois |
| Industrie | 70 000 | UIMM, écoles, CFA | 6 – 18 mois |
| Aides-soignants | 40 000 | IFAS, hôpitaux | 11 mois |
| Accompagnants éducatifs et sociaux | 25 000 | Centres DEAES | 12 – 18 mois |
| Auxiliaires de puériculture | 15 000 | IFAP | 11 mois |
| Spécialisations gérontologie | 12 000 | Formation continue | 4 mois |
| Aides médico-psychologiques | 8 000 | Centres DEAES | 12 – 18 mois |
| Total | 300 000 | — | — |
Les cent mille formations aux métiers du soin correspondent exactement au besoin identifié au lot 7. Formation financée et emploi garanti en zone déficitaire.
École, France Travail et branches construisent ensemble
L'école oriente vers les filières. France Travail oriente vers les centres. Les branches valident les compétences et embauchent à la sortie. Aucune filière n'est construite en silo.
La création d'entreprise
Six cessations d'activité sur dix, dans les deux premières années, tiennent à une mauvaise gestion administrative — pas à un mauvais produit.
Une formation courte à la création devient obligatoire : deux semaines en standard, quatre pour les métiers en tension, dispensable sur expérience prouvée. En face, un guichet unique — création en 48 heures, un site, un formulaire, un interlocuteur, déclarations sociales, fiscales et statistiques fusionnées.
Le chômage activateur
Généreux parce qu'exigeant. Un chômeur bien indemnisé qui se forme sérieusement vaut mieux qu'un chômeur pressé qui prend n'importe quoi.
| Paramètre | Aujourd'hui | Régime proposé |
|---|---|---|
| Montant | 72 % du net | 80 % du net, moyenne des six meilleurs mois |
| Durée, moins de 55 ans | 13,5 à 18 mois | 12 mois |
| Durée, 55 ans et plus | 22,5 à 27 mois | 18 mois |
| Condition d'accès | 6 mois sur 24 | 6 mois sur 12 |
| Formation | Compte dans la durée | Hors décompte — le compteur se gèle |
| Pendant la formation | Variable | 80 % du net maintenus, sans interruption |
La règle d'or : formation égale zéro jour décompté
Onze mois de formation d'aide-soignant, c'est onze mois gelés, puis douze mois d'indemnisation. Soit vingt-trois mois à 80 % du net en continu.
France Travail valide les formations, avec priorité absolue aux métiers en tension.
Le financement
Une cotisation de 4 % des salaires, à la charge de l'employeur, publique comme privée. Elle fait partie des 44 % de charges patronales du lot 10, aux côtés des 20 % retraite et des 20 % santé.
Le salaire net est le salaire brut : aucun prélèvement sur le salarié. Le coût employeur est le salaire augmenté de 44 %. Le reste des dépenses de l'État est financé par l'impôt, décrit au lot 10.
Les recettes dépassent structurellement les dépenses d'indemnisation. L'excédent est fléché vers la formation — c'est lui qui finance les 300 000 parcours de la partie 6.
Le RSA — activer, pas punir
| Centre de formation disponible localement | RSA conditionné à l'entrée en formation, six mois après l'ouverture des droits |
|---|---|
| Pas de centre disponible | RSA maintenu sans condition — l'État ne peut pas exiger ce qu'il ne fournit pas |
| Formation en cours | RSA maintenu intégralement, pendant toute la durée |
| Refus répété sans motif | Révision du dossier en procédure contradictoire, après trois refus documentés |
Le conditionnement porte sur l'entrée en formation, jamais sur l'obtention d'un emploi. Qui cherche sérieusement sans trouver garde son RSA.
Les seniors et le CPF
Salaire minimum senior à SMIC majoré de 14 %, exonération de cotisation patronale au-delà de l'âge légal, indemnisation portée à 18 mois, cumul emploi-retraite avec le CERI du lot 8.
Le CPF est recentré sur la mobilité réelle : abondement d'État sur les métiers en tension, permis A1 et B financés intégralement, compte convertible en apport pour créer une activité dans un métier en tension.
L'école gratuite ouvre le parcours. L'orientation le rend lucide. La formation le rend possible. L'indemnisation le rend serein.