Marché n° 2027-01 — Obtention d'une voix Lot 7 sur 10 Retour au cahier des charges

Lot 7 — Santé

L'État garantit.
La CNS gère.
Les soignants soignent.

Un panier de soins obligatoire, défini par ceux qui soignent et ceux qui sont soignés, financé par l'État et pris en charge à 100 %. Les mutuelles pour le hors-panier.

Cette page est une offre de référence. Sur la page d'accueil, un électeur a écrit ce qu'il attend d'un candidat en matière de santé. Il montre ici qu'un citoyen seul, sans administration ni cabinet, peut atteindre le niveau qu'il exige des autres.

Ce n'est donc pas un programme, et ce n'est pas une exigence : c'est une démonstration. Toute proposition atteignant le même résultat par un autre moyen est recevable. Toute proposition l'atteignant mieux l'emporte.

1

Ce que le dispositif garantit

Quatre engagements. Tout le reste en découle.

100 %de prise en charge sur le panier, sans avance de frais
Obligatoirele même panier pour tous les assurés
1 payeurpour l'assuré comme pour le soignant
1 votechaque année au Parlement sur ce que la nation consacre à sa santé

Une consultation, une hospitalisation, un suivi de grossesse, un rendez-vous chez le psychiatre : l'assuré présente sa carte et repart. Il ne fait pas l'avance et il n'attend pas de remboursement.

Le soignant facture à un seul organisme, selon un seul barème, avec un seul dossier patient. Le temps qu'il consacre à administrer, il le consacre à soigner.

2

Trois acteurs, trois rôles

Chacun fait ce qu'il sait faire. Personne ne fait le métier d'un autre.

L'État

finance et garantit

Alimente la CNS. Fixe le panier de soins sur avis de la Haute Autorité de Santé. Agrée les mutuelles pour le hors-panier. Contrôle.

La CNS

gère

Rembourse les soins du panier. Gère la relation avec les assurés. Coordonne avec les soignants et les hôpitaux. Rend compte à l'État.

Médecins et hôpitaux

soignent

Consultations et soins. Protocoles harmonisés définis par eux. Gestion médicale des patients. Formation et recherche.

Le modèle de référence

Le système néerlandais, en vigueur depuis 2006 : couverture obligatoire, financement et contrôle par l'État. Avec une adaptation au contexte français — la gestion revient à un organisme public dédié, pas à des assureurs privés.

3

La CNS et son financement

Caisse Nationale de Santé.

Statut et gouvernance
StatutÉtablissement public national, sous tutelle du ministère de la Santé
CouvertureToute personne assurée par le régime obligatoire
GouvernanceTripartite : représentants de l'État, des assurés, des professionnels de santé
ContrôleAudit annuel public par la Cour des comptes, avec publication obligatoire
Le périmètre de la caisse
Assurance maladieFusionnée dans la CNS
Caisses primairesAntennes territoriales de la CNS
Régimes spéciaux et régime des indépendantsRégime unique, même couverture pour tous les assurés
Complémentaires de brancheSans objet sur le panier — les mutuelles interviennent sur le hors-panier

Une ligne, votée chaque année

La CNS est financée par une fraction dédiée de l'Impôt National, affectée en loi de finances et votée par le Parlement.

Ce n'est pas un prélèvement nouveau. C'est la réaffectation de ce qui finance déjà la santé : cotisations patronales maladie, contributions sociales fléchées, dotations budgétaires. Le circuit change, pas le volume.

Publiée et auditée

Le montant consacré à la santé apparaît dans un document unique, voté chaque année, contrôlé par la Cour des comptes. Il devient possible d'en débattre sur des chiffres que tout le monde peut lire.

Les droits d'accises sur l'alcool et le tabac, conservés au lot 10, sont fléchés vers la CNS. La taxation des comportements à risque finance le coût sanitaire qu'ils génèrent.

4

Le panier garanti

Un ensemble d'actes, de médicaments et d'hospitalisations pris en charge à 100 % par la CNS, sans avance de frais.

Panier garanti — CNS, 100 % hors-panier

Le panier suffit à une couverture médicale complète. Le hors-panier est facultatif, et relève des mutuelles agréées.

Qui l'établit

La Haute Autorité de Santé, avec les représentants des médecins, infirmiers, pharmaciens et kinésithérapeutes, les associations de patients, les Régions et les experts en santé publique.

Le gouvernement entérine ou rejette par décret motivé, sur avis publié de la HAS. Révision possible chaque année, obligatoire tous les trois ans. Le panier évolue avec la médecine.

Les mutuelles

Elles interviennent sur le hors-panier : confort hôtelier, chirurgie esthétique, médecines alternatives, prothèses premium. Ce périmètre est défini en droit, puisqu'il détermine ce qu'une mutuelle agréée peut proposer.

Aucune obligation de souscrire

Une complémentaire devient un choix, jamais une condition d'accès aux soins du panier.

5

Les territoires et l'accès aux soins

Huit millions de Français n'ont pas de généraliste accessible en moins d'une heure. Un pilote, un budget, quatre leviers.

Les ARS sont fusionnées avec les conseils régionaux. Une seule autorité porte la planification de l'offre de soins, l'action contre les déserts médicaux et la coordination avec la CNS, dans le cadre national fixé par le ministère.

Centres de santé régionaux

Structures publiques de soins primaires dans les zones sous-dotées. Médecins salariés ou en exercice mixte.

Incitations à l'installation

Primes, logement, décharge administrative, accès aux équipements pour les professionnels qui s'installent en zone sous-dotée.

Télémédecine

Déploiement prioritaire en désert médical. Consultations à distance, télésurveillance, équipements dans les mairies et les pharmacies.

Maisons de santé

Regroupement de généralistes, infirmiers, kinésithérapeutes et pharmaciens, co-porté par les communes. Le budget central abonde pour les déserts sévères, les territoires isolés et l'outre-mer.

Répartir ne suffit pas — il faut qu'ils existent

La formation massive est engagée au lot 9 : 100 000 professionnels du soin par an, formation financée et emploi garanti en zone déficitaire.

Les quotas des professions en tension — psychomotriciens, orthophonistes — font l'objet d'un audit d'élargissement ou de suppression. Et l'ouverture d'une structure de soin obéit à un délai d'autorisation plafonné à trois mois, avec accord tacite au-delà, guichet unique et ratios adaptés aux petites structures.

6

Urgences, hôpitaux, prévention

6.1

Les urgences et le 112

Une règle sépare l'urgence médicale de l'urgence de sécurité civile : le COD dispatche, la CNS finance l'acte médical. Un seul numéro, un seul point d'entrée.

SituationQui décideQui paie
Malaise sur la voie publique, accidentCOD, IntérieurÉtat et collectivités
Incendie, accident industrielCOD et SDISSDIS départemental
Passage aux urgencesHôpitalCNS
SMUR, intervention médicaliséeHôpital, sur ordre du CODCNS pour l'acte médical
Ambulance programmée, soins de villeCNSCNS

Le SMUR, le cas frontière

Le médecin urgentiste qui intervient hors de l'hôpital est à la croisée des deux systèmes. La règle : le COD décide de l'envoyer, l'acte réalisé est médical et remboursé par la CNS. Le SMUR reste une équipe hospitalière. Ses médecins reçoivent du COD un ordre de déclenchement, jamais une instruction de soin.

Des agents de coordination santé sont intégrés aux COD départementaux. Ils font l'interface entre le SAMU, les hôpitaux, la médecine de ville et les pompiers. Ils activent les plans de crise sanitaire et remontent les données vers la Région et le niveau national. Le dispositif prolonge celui du lot 4.

6.2

Les hôpitaux

La réorganisation est construite avec les soignants, les syndicats, les directeurs d'établissement et les représentants des patients, puis validée par l'Assemblée nationale.

StatutInchangé — établissements publics de santé
Relation financièrePrestataires sous contrat CNS, avec un seul interlocuteur payeur
TarificationTarifs nationaux par acte et par séjour
Hôpitaux de proximitéDotation de service public territorial en plus des tarifs. Le maillage a une valeur qui ne se rembourse pas à l'acte.

Périmètre de la réorganisation : harmonisation des protocoles cliniques définis par les soignants, dossier patient unifié national, standards de qualité évalués par la HAS, outils numériques mutualisés, comité soignant dans chaque établissement.

6.3

La prévention

Elle commence à l'école et elle se poursuit toute la vie.

Le parcours de premiers secours
CM1 – CM2Bobologie, appel des secours, posture de sécurité
6e – 5eGestes de premiers secours complets
3ePSC1 — diplôme officiel délivré à tous les élèves
TerminaleModules spécialisés selon la filière
16 – 25 ansPSE1 pendant la semaine de secours du SFU
Adultes actifsRecyclage intégré aux formations professionnelles obligatoires

Une population massivement formée aux gestes de secours améliore fortement la survie aux arrêts cardiaques. Elle allège aussi les urgences, dont une part des passages relève d'actes gérables sur place avec les bons réflexes. Le dispositif s'articule avec les primo-secouristes du lot 4, guidés en ligne directe par le coordinateur SAMU.

Les addictions, et le financement circulaire

CibleCoût social estiméMoyens
Tabac73 Mds€ par anCampagnes, éducation du CM1 à la terminale, sevrage pris en charge à 100 %
Alcool102 Mds€ par anMêmes leviers, centres d'addictologie renforcés, sevrage à 100 %
DroguesCroissantPrévention, réduction des risques, traitement à 100 %

Le cercle se referme par construction

Les accises alcool et tabac alimentent la CNS, qui finance la prévention et le sevrage. Moins d'addictions, c'est moins de recettes d'accises — mais aussi moins de coût sanitaire. Les deux baissent ensemble.

7

La transition, en cinq ans

Aucune étape ne débute sans validation des acteurs concernés.

  1. Concertation nationale — 6 mois, extensible à 12

    Tables rondes avec les professionnels de santé, les syndicats, les associations de patients et les Régions. Définition du panier, des protocoles hospitaliers, des critères d'agrément des mutuelles sur le hors-panier.

  2. Mise en législation — 3 mois

    Traduction en projet de loi, vote à l'Assemblée nationale, intégration en loi de financement de la Sécurité sociale.

  3. Année 2 — création des structures

    Création de la CNS. Premières fusions ARS-Régions. Agrément des mutuelles sur le hors-panier.

  4. Année 3 — déploiement pilote

    Expérimentation sur trois à cinq régions volontaires. Premiers protocoles hospitaliers harmonisés.

  5. Année 4 — généralisation

    Extension à l'ensemble du territoire. Réorganisation hospitalière en cours. Leviers territoriaux actifs.

  6. Année 5 — système stabilisé

    Évaluation nationale, premiers bilans qualité, ajustements.

Trois garanties pendant la bascule

Continuité de couverture absolue : aucun assuré ne perd sa couverture, à aucun moment. Aucune réduction de personnel soignant avant que les nouvelles structures soient opérationnelles et validées. Et l'État maintient intégralement le financement du système actuel pendant toute la transition.

En cas de désaccord majeur, la concertation est prolongée. L'objectif est le consensus, pas le vote imposé.

L'État garantit, la CNS gère, les soignants soignent.